Les renseignements personnels du consommateur dans l’open banking : enjeux de sécurité et de consentement.
Dans un marché bancaire oligopolistique, le système bancaire ouvert canadien a engendré la multiplicité des services offerts aux consommateurs, grâce aux entreprises de technologie financière (fintechs) qui sont des concurrentes de taille des banques traditionnelles. L’Union européenne fut la pionnière à encadrer la protection des renseignements personnels dans un système bancaire ouvert, à travers le Règlement général sur la protection des données[1] (RGPD) et la Directive révisée sur les services de paiement[2], permettant notamment aux entreprises commerciales d’avoir accès aux don-nées financières des clients de banques via des interfaces de programmation d’applications (API). Cette facilité d’accès aux données comporte toutefois un risque sur la confidentialité des renseignements personnels du consommateur, en raison de la circulation d’une quantité impressionnante des données sur le Web (Big data), sans un contrôle ni des mécanismes de sécurité adéquats. L’État re-présente, sur ce point, un acteur majeur dans la protection des données, car les répercussions d’une fuite de renseignements personnels seront considérables à l’égard de la banque et l’ensemble du système financier canadien.